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martes, 2 de abril de 2013

LDJ. Pour la francophonie


L’Abus de Confiance commis par Yariv Horowitz et le Ha’aretz, au Festival International d’Aubagne

Marc Brzustowski. analyse les » approximations « de Yariv Horowitz




















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Est-ce mérité?

Au départ du non-évènement de « l’agression », montée en épingle, par Yariv Horowitz, lui-même, on trouve un article du Ha’aretz, signé de Nirit Anderman, le soir du mardi 28 mars, à 19h 35 qui « témoigne pour l’histoire » :

Yariv Horowitz, metteur en scène du film contre “l’Occupation”:  'Rock the Casbah', a été attaqué à la suite de la projection au Festival International d’Aubagne. 



« Le metteur en scène Yariv Horowitz a été attaqué et battu au point de rester inconscient, dans une rue de Marseille, jeudi (17 mars), immédiatement après la projection de son film primé, "Rock the Casbah" au festival du film festival d’Aubagne.

Ses agresseurs étaient de jeunes arabes ivres, a déclaré Horowitz, dont certains avaient apparemment assisté à la projection de son film avant son agression.

Juste après la projection, il déambulait dans la rue avec le musicien Assaf Amdursky, qui a écrit la musique du film. « Un groupe de jeunes s’est avancé vers nous », affirme Horowitz, pour décrire l’agression. « Ils ont commencé à nous crier « Allez vous faire… », avec un fort accent arabe. Assaf m’a dit de les ignorer, mais je leur ai, finalement, lancé : « Allez vous faire…vous-mêmes ». C’est alors qu’ils m’ont sauté dessus. Ils m’ontcogné dessus à terre, jeté des coups de pieds, et je me suis évanoui à la suite d’un coup que j’ai pris à la tête. Il était clair qu’ils étaient Arabes et qu’ils étaient ivres ».

Vendredi (18 mars), lors d’une soirée organisée dans le cadre du Festival, un chauffeur, travaillant pour l’organisation du festival l’a approché et lui a dit que sa sœur l’avait informé de l’agression, a déclaré Horowitz.

 “C’est un Arabe et il m’a raconté que des amis de sa sœur avaient envoyé des texto concernant l’agression, le soir précédent. Il disait qu’au moins un ou deux des agresseurs étaient présents lors de la projection de mon film au Festival, avant cela, et m’avaient vu monter sur scène à cette occasion ».
(....)
Après cet incident, Horowitz se sent hésitant à l’idée de séjourner à Paris, la semaine prochaine, dans le cadre d’une projection lors d’un festival du film israélien. « Je sais que, d’ici la période où je dois m’y rendre, la totalité de l’histoire aura « explosé » dans les médias et j’ai peur des conséquences, que des « têtes brûlées » puissent s’y rendre et « m’exploser », a-t-il déclaré. « Oui, c’est possible que l’agression n’avait pas de motif nationaliste, mais je ne sais vraiment pas où tout cela peut mener. La chose la plus absurde, bien sûr, c’est que mon film est le plusfavorable à la paix qui puisse être. Je me suis senti dans une situation complètement dingue ».

Gaëlle Rodeville, déléguée générale du Festival international du film d’Aubagne, a une version tout à fait différente du déroulement des incidents :

« … ce ne sont pas des hommes qui ont commis l’agression mais un jeune mineur qui était avec d’autres jeunes de son âge ; pour nous, celui-ci n’était pas arabe. Les événements qui ont déclenché le coup (un seul coup) n’ont rien à voir avec une agression raciste, ni un lynchage ; après avoir été aidé par les organisateurs du festival, Yariv Horowitz a été vu par les pompiers qui n’ont relevé qu’une blessure mineure. Ils lui ont proposé d’aller voir la police. Le réalisateur a refusé. Sa blessure étant minime il n’a pas souhaité non plus aller à l’hôpital ; loin du lynchage, Yariv Horowitz a repris le cours du festival dès le lendemain… où il a reçu la mention spéciale pour sa mise en scène » [oui, mais, laquelle?].

Le lendemain de l’article du Haaretz, deux grands journaux israéliens, le Yedioth Aaronot et le Jerusalem Post, en hébreu et en anglais, généralement irréprochables, reprennent les éléments du « témoignage » de la nouvelle vedette du film israélien. A l’entendre, ils sont fondés à évoquer « un lynchage ». L’affaire revient en France, qui avait largement ignoré « le non-évènement Horowitz » et soulève un certain émoi. Des sites reprennent « l’information » dont celui du CRIF, le vendredi 29, juste avant la fermeture de Shabbat, d’après la source Yediot, peu sujette à éveiller la méfiance. Sautant sur l’occasion, les groupes pro-palestiniens Electronic Intifada etEuropalestine s’emparent de ce « cadeau empoisonné», monté de toutes pièces par un jeune cinéaste mythomane dont les œuvres ne sauraient valoir beaucoup plus cher que l’authenticité de ses interviews.

Le journal de la gauche israélienne s’est recyclé, lors de la débandade de cette orientation politique, dans les montages et la désinformation, depuis, notamment, la mise au pilori, par ses soins, d’Alain Finkielkraut :

on se souvient qu’en 2005, celui-ci avait livré une interview à ce journal, à la suite des émeutes d’octobre, dont la traduction a été confiée, entre autres, à un certain Mishani et à l’antisioniste patenté et décoré, Michel Warshawski. Ce faussaire avait minutieusement détourné la réflexion du philosophe et inséré des têtes de chapitre, dans l’intention de déformer la pensée de l’auteur et de le faire passer pour un « suppôt de l’extrême-droite ».

Le Haaretz appartient à une chaîne éditoriale qui regroupe plusieurs parutions de même obédience, dont Le Monde, en France, The Gardian en Angleterre, et El Pais, en Espagne. Un autre diffuseur de rumeurs célèbres, Sylvain Cypel du « Monde », resté célèbre à propos d’une « saga » sur le 11 septembre, impliquant un supposé « réseau d’étudiants israéliens aux Beaux-Arts », saute sur l’occasion que lui fournit son acolyte Warshawski (depuis décoré du mérite des Droits de l’Homme, par Christiane Taubira) et « massacre à la Une », le portrait du penseur parisien, relooké en « raciste » invétéré, sous un titre évocateur : « La Voix Très Déviante d’Alain Finkielkraut » (http://www.debriefing.org/15187.html). Une campagne se monte tambours battants, pour le faire expulser de l’Ecole Polytechnique, supprimer son émission sur France-Culture. C’est le lynchage médiatique dans les règles de la plus pure voyoucratie journalistique, où tous les coups bas sont permis.

On se souvient, également de l’affaire « Uri Blau- Anat Kam », qui ont déclassifié des milliers de pages de documents sensibles du renseignement israélien, pour insinuer que certaines procédures n’auraient pas été respectées. Le Procureur-Général Menahem Mazuz a démenti les allégations orientées de Blau, fondées sur ce détournement de dossiers confidentiels et qui pensait les exploiter dans le sens des fins idéologiques du journal. Anat Kam a été sanctionnée.

Que dire du nouveau « scoop » dont s’est emparé ce journal ? La journaliste Nirit Anderman ne fait que citer ce jeune auréolé de la notoriété du Festival d’Aubagne. Ses dires n’ont pas été vérifiés auprès des éventuels autres témoins de l’affaire. Mais l’emballement résulte de la reprise sans critique de cet article par la presse israélienne, qui atterrit en France, dès le lendemain.

Le Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme, de son côté, a mené l’enquête et remonté la piste des témoignages avérés sur cette non-affaire. Trop tard pour annuler ce qui était déjà paru, mais l’association communique avec différents sites, pour démentir les récits des malheurs du jeune Werther, en goguette marseillaise. A n'en pas douter, nous sommes face à une crise de communication et une situation d'abus de confiance, à l'égard de plusieurs grandes parutions, en Israël, un jeu d'adrénaline au détriment de la sécurité globale des Juifs de France et le goût prononcé de mettre en doute ses préoccupations réelles et fondées..

Il semble évident que Yariv Horowitz a cherché à se victimiser pour en tirer un bénéfice publicitaire, embourbé dans ses propres contradictions, de véritable porte-drapeau de la « paix » : « la totalité de l’histoire aura « explosé » dans les médias et j’ai peur des conséquences » annonce t-il en guise de prophétie auto-réalisatrice. Mais, surtout, il a tiré parti d’une situation particulièrement dramatique en France, à propos de la question de l’antisémitisme, depuis, notamment, les affaires à répétition : Mohamed Merah, Louis-Jérémie Sidney et, la semaine dernière, l’élimination, par la police belge, d’un Jihadiste franco-algérien, Hakim Benladghem, doté d’un équipement de commandos réservé aux spécialistes de l’anti-terrorisme et en lien téléphonique avec le Jaish al Islam de Gaza.


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L'équipement ahurissant retrouvé en possession d'Hakim Benladghem, la semaine dernière.
Comment expliquer au jeune Yariv que nous n'avons pas toujours envie de rire, au rythme de ses farces et attrapes?



L’univers feutré des Festivals littéraires et cinématographiques français serait bien avisé, au-delà de l’aspect séduisant des romances à caractère historique, comme ce récit kitsch sur la première Intifada, de s’intéresser, de plus près, aux ambitions et aux procédés narratifs de ce genre d’œuvres, construites sur mesure pour leur livrer la version bienpensante qui obtiendra leurs suffrages. Si un tel metteur en scène apparaît sans la moindre crédibilité et guère plus doué pour les scrupules, sur les péripéties de ses promenades les plus anodines à Marseille, que peut-il nous restituer de véridique sur une période aussi houleuse du conflit ?

Le Festival international d’Aubagne ne devrait-il pas suspendre l’attribution de ce prix à un jeune faussaire irresponsable et en mal de publicité, au moins, jusqu’à ce que lui-même fasse toute la lumière sur ses intentions dans cette (non-)affaire ?

Bien des questions attendent des réponses authentifiées, tant de la part de ce jeune homme que du quotidien israélien, toujours à l’affût d’une affaire croustillante à diffuser tous azimuts, jusqu’à ce que la fable s’écroule.

Marc Brzustowski.

Nous remercions M. Richard Abitbol, de la CJFAI pour ses mises en garde, presque en temps réel.

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